Les emballages alimentaires plastiques à usage unique sont considérés comme l’une des  sources de contaminants chimiques des aliments. Ces emballages sont également considérés comme l’une des causes de la pollution marine (déchets plastiques et microplastiques). Ils consomment des ressources non renouvelables et produisent du CO2. De plus, le projet de loi de lutte contre le gaspillage et l'économie circulaire envoie un signal fort sur la nécessité de changer les modèles de production, de distribution et de consommation.

La logique de substitution de la ressource "stable" issue de la chimie de synthèse par des matériaux recyclés [bio]dégradables ou plus fragiles pose de nombreuses questions :

  • l’introduction d'un grand nombre de migrants potentiels dont la nature exacte et les quantités présentes sont peu connues et variables au cours du temps et fonction de l'origine géographique)
  • l'utilisation de polymères dans des conditions nominales de pureté du fait d'un certain niveau de dégradation (cette problématique est commune aux usages répétés de l'article, du polymère, des oligomères ou monomères)
  • l'absence de bons modèles de vieillissement des polymères (seuls ou en mélange)
  • certaines fractions comme les coproduits ou résidus de fermentation, produits et substances utilisés  pour le recyclage sont des questions technologiques en tant que telles: comment les éliminer, prévenir leur utilisation, comment les choisir ?
  • les contaminants "inconnus" s'échangent entre matériaux, couches d'emballage et niveau de conditionnement.

L’utilisation des barrières fonctionnelles est donc fréquente dans le cas des matériaux recyclés, des substances non-règlementées spécifiquement. Les barrières fonctionnelles les plus courantes et les plus efficaces sont éthylène vinyl alcool (EVOH), polyamide (PA), les Oxyde de Silicium et d’aluminium. Cependant certains matériaux polaires sont sensibles aux humidités et températures et perdent donc leur caractère barrière lors des usages.

Un bon modèle de prédiction du comportement des barrières fonctionnelles dans les conditions variées d'utilisation, de mise en forme, de stockage, d’utilisation par l'industrie agroalimentaire et le consommateur, la conservation de l'aliment est important pour améliorer la robustesse des outils de calcul de transferts de matière pour un développement des matériaux recyclés en contact alimentaire direct, et également pour des matériaux multicouches classiques, dont la connaissance sur la prédiction du comportement de migration des composés volontairement ajoutés est peu connue.

Ce sujet tout récent est au cœur des axes stratégiques de la R&D au LNE. Les projets cités ci-dessous sont des bases solides pour des futures collaborations avec des industriels, centres techniques et universités.

Les projets

Projet "FITNess" : Food packaging open courseware for higher education and staff of companies

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Projet « NANOCOAT » : Enduits nanochargés à haute propriétés barrière aux gaz : une alternative pour le recyclage des films d’emballage multicouche

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Projet « MAP’OPT » : Composition, dynamique des gaz et optimisation de la protection des denrées dans les emballages sous atmosphère modifiée

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